CHAP 1 page 9
Il s’arrêta de discuter et vit un point d’une autre couleur sur son radar. Il se mit à sourire comme il en avait l’habitude avant ces combats. Il me jeta un bref coup d’œil, et se dirigea prêt au combat sur ce nouvel ennemi et je pourrais même dire nouveau challenge.
Il n’eut aucun mal à trouver l’engin ennemi : il était différent. Il s’agissait d’un robot de combat, ressemblant à celui de Monseigneur, avec toutefois quelques différences. Quand il nous vit, les « yeux » du robot qui était blancs virèrent au rouge.
- Qu’est ce que cela signifie ?
- Il veut se battre ! répondit Monseigneur, et il ajouta
- regarde et apprend !
Il activa son épée et ses boucliers et se rua sur son adversaire le plus rapidement possible. Contrairement aux autres fois, cette fois-ci j’ai pris la peine de le regarder lui, comment il se comportait, et non le combat en lui-même. Tout ce que je sais du combat c’est qu’il fut bref, ce que je vis par contre, diminuait le mystère qu’était mon Maître. Lorsqu’il engagea le combat, rien n’avait changé en lui : il avait juste sa concentration habituelle. Lorsque le combat débuta, j’ai discerné dans son œil gauche sa balafre bleu qui s’intensifiait dans son regard : à en juger par ce que je voyais je dirais que tout son regard et son besoin de se battre partaient de là. Je n’avais pas tout à fait tort. J’étais loin de la véritable réponse, que j’appris beaucoup plus tard. Ceci n’est pas important pour le moment. Lorsque le combat se termina et qu’il tua son adversaire, son regard redevint normal. La suite fut des plus courte, la bataille se gagna vite, le convoi capturé et ramené sur terre….
Sur terre il était 7H du soir, une voiture attendait Monseigneur. Il monta à l’intérieur, et elle se dirigea vers le large, la mer. Elle le déposa près d’un chemin qui descendait le long d’une falaise. Il descendit le chemin. Arrivé en bas, je fus étonné de voir sa moto stationnée ici. Il me dit que c’était normal des citoyens ont comme travail de lui rapporter ses véhicules à ce point, ici. Il monta dessus, démarra, fit demi tour pour se trouver face à la falaise, il me dit
« N’ai pas peur et suis moi » il avança et traversa la falaise. Je ne le voyais plus ; je fis de même et je découvris que ce n’était qu’une illusion, une image trompeuse.
- Voici encore une des nombreuses utilisations du tytanoïde, je te rassure, il n’y a que des personnes aux codes génétiques prédéfinis qui peuvent passer cette illusions, tu es esprit donc tu n’est pas soumis à ce genre de problème.
La pièce dans laquelle nous nous trouvions était sphérique ; un long couloir de 3mettes de large et autant de haut se situait devant nous. Il avança dans ce couloir qui s’éclaira dès son arrivé à l’intérieur. Il avançait toujours sur sa moto à une vitesse constante de 160 Km H, Nous étions dans un long tunnel sous la mer. Puis une dizaine de minutes plus tard, la sortie se dessinais au fond du tunnel, nous y sommes vite arrivés.
Je découvris que nous étions sur une île isolée du continent, qu’on ne pouvait voir. Devant moi, se dressait un imposant château.
- Voici ma maison, pardon mon domaine.
Il rentra avec sa moto dans le garage, qui était le sous sol. On aurait dit un supermarché : le sous sol était énorme, dix fois la taille d’un stade, et sur une dizaine de niveaux, là se trouvait tout, je dit bien tout véhicule qui a existé, en passant par les motos, les voitures,… il y avait tout, un musée ! Il gara son engin, près de l’entrée, là où étaient mis ses véhicules préférés.
Après, il se dirigea vers le rez-de-chaussée. Il entra dans son château, de nombreux domestiques l’attendaient. Il se mit à table, dîna, discuta avec eux, aux alentours des 9H il sortit dehors, et fit le tour de son château. De l’autre coté était située une écurie ; un des domestiques l’attendait en tenant un cheval par la bride. Monseigneur monta en selle, et se dirigea vers une des pointes de son île, là ou le soleil se couchait. Il arrêta son cheval, et contempla le coucher du soleil et me dit :
- C’est un des moments qu’on voudrait immortaliser mais qu’on ne peut savourer que quelques minutes.
Pendant quelques minutes en effet, je sentit qu’il n’était plus lui, mais un autre !
La suite est simple il rentra son cheval et alla se coucher, une longue journée l’attendait le lendemain, c’est ce qu’il me dit.
Cette phrase devint sa dernière avant de dormir, en effet chaque journée ce résumait à peu prés à celle que je vient de vous décrire, je me demandais si un jour il allait changer de train de vie, ce jour arriva bel et bien….