CHAP 2 Page 2
à Monseigneur, qui lui restait calme, toujours calme, jamais énervées, depuis le temps que je le connaissais, je ne l’avais jamais vu en colère, j’espérais bien le voir un jour !
A la fin du couloir deux escaliers se présentaient devant nous, un pour descendre, l’autre pour monter. « Lequel doit on prendre à ton avis » lui demandais-je. Il me répondit sans hésitation « Celui qui monte bien entendu nous sommes attendu, et selon toute logique on reçoit quelqu’un en haut en non en bas » .Il rigola un instant et fut arrêté par un voix venant de nul part « Tu as raison visiteur, je t’attend en haut, accélère donc le pas » La voix était douce et envoûtante ; celle d’une femme sans aucun doute. Mon Maître me regarda et me dit « Méfis toi, la femme est la perte de l’homme : on ne peut ni les tuer, ni les raisonner. Quand on se fait envoûter, la seule issue est la mort. Leur arme qui est le charme, n’est pas une arme ordinaire, cet arme ne peut être parée, ne peut être détruite ; un seul moyen existe pour se défendre : il faut être inflexible » ses derniers mots étaient prononcés avec une telle force, que ma supposition se vérifia, mon Maître avait bel et bien un cœur de glace, pas d’émotions, pas de gaîté, pas de gentillesse, seulement de la méchanceté, de la fermeté et de la cruauté.
Monseigneur s’engagea dans l’escalier pour monter, toujours droit et fier de lui, identique à celui que j’avais rencontré il y avait maintenant bien longtemps. Arrivés en haut de l’escalier, un petit palier avec deux portes fermées nous attendait. Kristarsse en ouvrit une au hasard : celle qui se trouvait devant lui. La pièce était grande. Dans chacun des quatre coins, des torches L’illuminaient. Sur les murs, le sol et le plafond, des inscriptions taillées dans la roche ; au fonds de la pièce, sur un tapis rouge, assise sur un siège, une femme. A ses cotés deux hommes, l’un avec un sceptre, l’autre avec une épée. L’homme au sceptre, environ 35 ans, était assez petit et corpulent. Il portait des vêtements de couleur vive, et à ses poignets, deux bracelets de couleur argent doré. Il avait des cheveux châtain et des yeux marron, il était sans doute un roi ou un gouverneur. L’homme à l’épée, environ 30 ans, était de grande taille, a peu près de celle de mon maître. Il avait des cheveux blonds, et des yeux verts. Il portait une épée dans son fourreau à sa gauche. L’homme nous regarda, la main sur le pommeau de son épée ; son regard montrait de l’indifférence et une envie de tuer. Voici quelqu’un qui va poser problème à Kristarsse, pensais-je. Enfin, la femme, à en juger presque 25 ans, des cheveux noir descendant jusqu’aux épaules, des yeux de couleur sombre comme ces cheveux, à chacune de ses oreille deux longues boucles d’oreilles. La jeune femme mesurait à peu près un mètre soixante-dix, en bref, quelqu’un de charmant…
Monseigneur avait raison, je me faisais envoûter par sa beauté, lui n’avait pas changé d’attitude ; le regard froid, il examina à son tour toutes ces personnes.
La femme parla en premier « Je suis Phyntwine, grande prêtresse de Caslyr, la terre sur laquelle vous êtes arrivés, les anciens esprits m’on prédit vôtre arrivée. Je vous souhaite au nom de mon peuple la bienvenue, et vous invite cordialement à rester un petit moment parmi nous. »
« Quel est ou quels sont ce ou ces esprits ? » Demanda l’homme à l’épée. « Il est noir » répondit la femme. « Pas de rouge ? » ajouta l’homme qui semblait être un gouverneur.
« Non pas de rouge » reprit la prêtresse. L’homme à l’épée qui semblait menaçant prit d’un seul coup l’aspect normal de quelqu’un de sociable. Monseigneur se présenta et demanda une explication au sujet des esprits, l’homme gouverneur pris la parole :
«- Une de nos prophétie annonce la venu d’un étranger dans ton genre, si tu avais eu un esprit mi noir, mi rouge, mon fils, a ma gauche, t’aurait tué pour préserver la paix de notre monde.
- Que devait faire de mal cette étranger ? demanda mon maître
- Il est dit dans les anciennes prophéties, qu’il sèmera le chao parmi notre monde et partira avec notre guide spirituel, nôtre grande prêtresse. » Lui répondit Phyntwine. Puis il y eu un moment de blanc où chacun ne savait que dire ou que faire, puis une chose imprévisible se passa : la grande prêtresse me fit un sourire puis dit :
« -Quand à celui qui l’accompagne, je suis sur qu’il serra ravi de rester parmi nous, pour qu’il puisse connaître ses réelles capacités.
- Tu peux me voir. Lui demandais je
- Oui, bien sur. Me répondit-elle.
Je lui expliquai donc mon rôle de gliffritte, ainsi que mon incapacité à me séparer de Monseigneur. J’ai suggéré à Kristarsse de rester ici sur cette planète dans cette dimension, un petit moment. Il accepta, et ce fut pour nous deux un tournant de notre destin….
On nous hébergea dans une petite maison. La nuit fut calme. Le lendemain une grande journée nous attendait, en effet Phyntwine, s’était déplacée et avait passé la journée avec